Originaire du Queyras, fixée à Collioure au début du XVIIIe siècle.

FrançoisBaudire Berge (1779 – 1832)

Né à Collioure en 1779 d’un père premier magistrat de la ville, blessé mortellement en conduisant la défense de ses administrés au combat du col de Banyuls (1793).

Sert à la bataille de Fleurus (1794) comme sergent-major à la compagnie d’aérostiers. Est présenté à Monge qui le prend comme secrétaire et le fait entrer à l’École polytechnique (1re promotion, 1794). Officier d’artillerie, participe aux campagnes d’Égypte et de Syrie. Envoyé par le Premier Consul en mission auprès du dey d’Alger. Conduit à cette occasion des reconnaissances dont les conclusions seront retenues pour le débarquement d’Alger en 1830.

Chef d’escadron d’artillerie à 25 ans. Reçoit la croix d’officier de la Légion d’honneur au camp de Boulogne (juin 1804). Participe aux combats de la Grande Armée en Autriche, Prusse et Pologne de 1805 à 1807. Combat en Espagne de 1808 à 1813. Général de brigade à Waterloo. Plusieurs fois blessé.

Chevalier de l’Empire, est créé baron héréditaire par Louis XVIII en 1816. Commandant l’artillerie pendant la campagne d’Espagne de 1823. Lieutenant général, inspecteur général de l’artillerie. Meurt en activité de service en 1832.

Grand officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Louis.

Henry Berge (1828 – 1926), seul fils du précédent

Polytechnicien de la promotion 1847, officier d’artillerie. Participe aux campagnes d’Algérie, d’Italie, de Crimée (blessure), du Mexique (blessure) et à la guerre de 1870-1871 (blessure). Directeur de l’artillerie au ministère de la Guerre de 1873 à 1875, conduit à bien dans l’urgence (crise franco-allemande) le renouvellement du parc d’artillerie. Gouverneur militaire de Lyon, commandant l’armée des Alpes, met sur pied le dispositif militaire permanent face à l’Italie et porte les troupes alpines à un très haut niveau d’entraînement et d’efficacité. Fait percer et ouvrir les routes stratégiques du Galibier, du col de l’Izoard et du col de Vars.

Grand-croix de la Légion d’honneur, décoré de la médaille militaire.

Louis Berge (1860 – 1940), seul fils du précédent

Saint-cyrien, officier d’infanterie. Participe aux opérations du Tonkin (1883 à 1886). Blessé au combat de Lang-Son. Chevalier de la Légion d’honneur à 24 ans. Général de brigade, commandant la 27e brigade d’infanterie, puis la 30e division d’infanterie au début de la Grande Guerre, blessé grièvement durant la bataille de la Marne. Commandeur de la Légion d’honneur.

Louis Berge eut deux fils, Henri et Maurice, tous deux officiers.

Henri Berge (1893 – 1963), fils aîné de Louis

Saint-cyrien, officier d’infanterie. Grièvement blessé à trois reprises pendant la Première Guerre mondiale. Chevalier de la Légion d’honneur à 23 ans, officier de la Légion d’honneur à 27 ans. Après avoir participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale, quitte le service comme colonel. Grand officier de la Légion d’honneur.

Maurice Berge (1896 – 1982), fils cadet de Louis

Engagé volontaire en 1914 pour la durée de la guerre. Blessé deux fois. Officier de cavalerie. Chevalier de la Légion d’honneur à 24 ans. Participe aux opérations du Levant en 1919-1920, puis aux opérations de pacification au Maroc de 1932 à 1936. Après avoir participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale, quitte le service comme colonel.

Commandeur de la Légion d’honneur.

Maurice Berge eut deux fils, le colonel Christian Berge et le général Gérard Berge, respectivement chevalier et officier de la Légion d’honneur, tous deux issus de l’arme blindée et cavalerie.

Bulletin de l’AHH, n° 49, novembre 2007.

Ancienne famille de Picquigny et d’Amiens, dont un des membres était bailli en 1402 et un autre garde du sceau de la prévôté du roi, cité en 1403 comme demeurant à Breilly lès Picquigny. Elle est citée aussi lors de différentes « montres d’hommes d’armes » au cours des XVe et XVIe siècles. Cette famille servit, outre le roi, la famille des D’Ailly, vidames d’Amiens, qui s’éteint au XVIIe siècle dans la branche cadette des ducs de Luynes jusqu’à la vente et au démantèlement du duché de Chaulnes et de Picquigny dans les années 1770.

Honoré de La Porte de Picquigny (1704 – 1782)

(Fils de Jean et petit-fils de Jacques), écuyer, conseiller du roi, échevin de Picquigny. Contrôleur ordinaire des guerres du roi sous les règnes de Louis XV et Louis XVI. Dont :

Pierre-Siméon de La Porte (1755 – 1794)

Décédé en 1794 sous la Terreur et inhumé dans le caveau de famille, sous le clocher de la « ci-devant église paroissiale » de Picquigny. Il était qualifié d’écuyer, officier de la maison du prince de Conti, puis de négociant et bourgeois d’Amiens. Dont :

Achille de La Porte (1793 – 1859)

Maire d’Elbeuf-en-Bray (1830 – 1839). Dont :

Adalbert de Laporte (1830 – 1903)

Par sa mère, Adalbert de Laporte était le petit-fils du chevalier d’Artois de Bournonville, chevalier de Saint-Louis et du Lys, chevalier de la Légion d’honneur. Parti en émigration en 1789 à l’âge de 16 ans dans l’armée des Princes, il ne reviendra qu’en 1804 à Porquéricourt, dont il sera nommé maire par le régime impérial. En 1814, il devint l’un des quatre adjudants des gardes du corps du roi, avec rang de colonel, et fut mis à la retraite d’office en 1830.

Chasseur d’Afrique, il a un cheval tué sous lui lors de la charge de cavalerie de son bataillon à Solférino en 1859. Capitaine de la garde nationale en 1870, il participe au siège de Paris sous les ordres du général de Barolet. Maire d’Elbeuf-en-Bray jusqu’en 1881, il partage alors sa vie entre Compiègne etAïn-Nadja, près d’Alger, où il devient « colon ».

Chevalier de la Légion d’honneur.

Dont :

Robert de Laporte (18631953)

Chevalier de la Légion d’honneur.

Officier de Cavalerie. Mis à la retraite en 1912 du 2e hussards de Senlis. Il est remobilisé en 1914 auprès de l’état-major à Châlons-sur-Marne.

Dont :

Louis de Laporte (1902 1995)

Chevalier de la Légion d’honneur.

Sous-lieutenant au 4e hussards à Rambouillet. Mobilisé comme lieutenant au 1er spahis marocains à Senlis en 1939. Engagé volontaire pour affectation (en Syrie) ; démobilisé après l’armistice sans avoir pu rejoindre les Anglais.

Carrière dans l’industrie : approvisionnement de métaux non ferreux. Directeur général et président jusqu’en 1972 du Groupement d’importation et de répartition des métaux (G.I.R.M.), fondé en 1940.

Deux de ses frères, Bernard de Laporte (1894 – 1982) et Charles de Laporte (1900 – 1985), étaient officiers de la Légion d’honneur.
Dont :

Guy de Laporte, né le 31 mai 1944 (AHH 488)

Diplômé d’HEC en 1965. Sert comme enseigne de vaisseau dans la marine nationale (officier de pont) entre 1965 et 1967 ; en 1966 à bord de 1’escorteur côtier Le Fringant, affecté à des missions de présence en Afrique francophone (ex-AOF et AEF ; Mers-el-Kébir). Puis aide de camp de l’amiral Jubelin, inspecteur général de la marine. Rayé des cadres de la réserve comme capitaine de corvette (h).

Carrière dans l’industrie : responsabilités de communication et de direction notamment chez Louis-Vuitton et au champagne Henriot. Activités de mécénat artistique et culturel.

Chevalier de la Légion d’honneur en 2004, décoré par M. Pierre Messmer, chancelier de l’Institut de France.

Armes

D’azur au sautoir d’or (ou d’argent) cantonné en chef d’un croissant, en pointe d’un trèfle, en flancs de deux mouchetures d’hermine, le tout d’argent. Couronne comtale. Devise : fides ante leges.

Bulletin de l’AHH, n° 49, novembre 2007.

Famille originaire de l’Île-de-France. Quatre générations antérieures de Perier se sont succédées au XVIIe et XVIIIe siècles comme jardiniers, puis maîtres des jardins des princes de Condé au château de Chantilly. Plusieurs Perier figurent dans les archives du château. Ainsi, Claude Périer, décédé en 1717, était jardinier des fleurs de Chantilly à l’époque de Le Nôtre.

Première génération

Charles Périer (1836 – 1914), père de trois enfants. Professeur agrégé de médecine en 1866. Chirurgien en chef aux ambulances du Trocadéro pendant la guerre de 1870. Chevalier de la Légion d’honneur en 1871 pour services de guerre pendant le siège de Paris. Chirurgien des hôpitaux de Paris en 1875, proche de Pasteur, il développe l’antisepsie chirurgicale. Membre de l’Académie de médecine en 1890. Officier de la Légion d’honneur en 1896. Auteur de nombreux ouvrages médicaux. Comme chef des services médicaux de la Compagnie des chemins de fer du Nord, il participe au début de la guerre de 1914 à l’organisation de l’évacuation des blessés par train. Élu président de l’Académie de médecine en 1914.

Deuxième génération

Henri Périer (1880 – 1944), père de sept enfants. Polytechnicien en 1900. Officier d’artillerie, commande une batterie pendant la bataille de la Marne en 1914. Commande le 157e régiment d’artillerie en 1932. Officier de la Légion d’honneur en 1934. Général de brigade directeur de la section technique de l’artillerie en 1938. Participe à la campagne de 1940.

Ses cinq fils : Jean, Marcel, Jacques, Michel et Maurice participent à la campagne de la libération de la France en 1944 – 1945, quatre à la 2e division blindée et un à la 1re armée. L’un a été tué et deux autres ont été blessés. Deux de ses fils sont membres de l’Ordre.

Troisième génération

Jean Périer (1920 – 1944). Saint-Cyrien, promotion Charles-de-Foucauld. Évadé de France par l’Espagne en 1943, rejoint la 2e division blindée en Algérie, passe en Angleterre, puis débarque en France comme lieutenant chef de peloton de chars. Il est blessé en Normandie, puis est tué le 1er décembre 1944 au sud de Strasbourg. Il est chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Marcel Périer (AHH 468), né en 1922, père de cinq enfants. Saint-Cyrien, promotion la Veille-au-Drapeau. Évadé de France par l’Espagne en 1943, rejoint l’Algérie, débarque le 15 août 1944 en Provence avec la 1e division blindée de la 1re armée française, participe aux campagnes de la Libération et d’Allemagne, puis à celles d’Indochine et d’Algérie. Général de brigade, commandeur de la Légion d’honneur en 1978, grand officier de l’ordre national du Mérite en 2005. Trente-cinq ans de service dans l’armée, onze ans dans l’industrie de défense.

Bulletin de l’AHH, n° 48, novembre 2006.

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