Famille de robe originaire de Champagne, qui établit sa filiation depuis la fin du XVIe siècle. Ses armoiries étaient « d’azur à un coq d’or posé sur un rocher d’argent », mais à ces armes initiales furent substituées lors de l’enregistrement de l’édit de 1691 d’autres armoiries qui se lisent ainsi : « écartelé de pourpre et d’argent à quatre limaçons de l’un en l’autre» (d’Hozier).

Au XIXe siècle, cette famille s’est distinguée dans les armées : Charles Ambroise Gayard, officier d’artillerie de la Grande Armée, fait chevalier de la Légion d’honneur par l’empereur Napoléon Ier (brevet de juillet 1807) et chevalier de Saint-Louis par le roi Louis XVIII ; son fils Charles Jean-Baptiste Gayard — beau-frère du général Trochu, gouverneur de Paris et chef du gouvernement de la Défense nationale en 1870 —, officier général sous le Second Empire, commandeur de la Légion d’honneur ; son petit-fils Charles Georges Gayard, officier supérieur de cavalerie sous la République, notamment pendant la Grande Guerre 1914-1918, officier de la Légion d’honneur. Son arrière petit-fils Georges Charles Gayard, jeune officier de cavalerie (croix de guerre), fut blessé en 1918. Durant la Deuxième Guerre mondiale 1939-1945, trois fils de celui-ci s’engagèrent, l’un au 3e régiment de chasseurs parachutistes (S.A.S.) de la France libre en Angleterre, les deux autres dans la résistance intérieure : l’aîné, Yves Georges Gayard (A.H.H.), lieutenant parachutiste — honoraire —, fut fait chevalier de la Légion d’honneur en 1945 par le général de Gaulle ; le cadet, Jacques Gayard, lieutenant-colonel d’infanterie, mort en 1969, également chevalier de la Légion d’honneur (Résistance, Indochine, Algérie) ; le puîné, Jean-Guy Gayard, fut décoré de la croix de guerre à 20 ans pour sa bravoure dans la Résistance (1943 – 1944) et devant Royan (1945).

Armes

Écartelé de pourpre et d’argent à quatre limaçons de l’un en l’autre (d’Hozier) ; à la bordure de gueules chargée en chef de l’étoile d’argent de la Légion d’honneur.

Bulletin de l’AHH, n° 27, 1985.